Tout est possible grâce au modèle d'apprentissage adulte ?

Le modèle d’apprentissage adulte m’a poussé à écrire des livres

Nous percevons ce que nous ne savons pas faire comme quelque chose d’insurmontable ou extrêmement difficile et nous pensons que ceux qui en sont capables sont des X-Men nés avec une faculté extraordinaire. Et c’est ce que j’imaginais quand je lisais un livre et pensais à l’auteur qui l’a écrit (d’ailleurs, toujours un peu ha ha).

Cependant, demandez à un enfant de 3 ans de conduire votre voiture ou de lire ce même livre et vous constaterez à quel point ces tâches sont « compliquées ».
Aujourd’hui, elles ne le sont plus pour nous – quand je dis nous, c’est dans l’hypothèse que vous n’êtes pas un enfant de 3 ans, si c’est le cas je m’en excuse :). Mais ça ne s’est pas fait du jour au lendemain, nous avons appris et aujourd’hui, ces tâches ne sont plus compliquées à nos yeux.

C’est grâce à ce point de vue que je m’autorise aujourd’hui à entreprendre des choses qui paraissent impossibles pour la plupart des gens. Ce processus qui transforme une connaissance sortie de l’espace en chose toute simple s’appelle le modèle d’apprentissage adulte.

Les 4 phases du modèle d’apprentissage adulte

1) L’incompétence inconsciente : nous ne savons même pas que nous ne savons pas, nous sommes ignorants.

Exemple : mon neveu de 8 ans ne sait pas qu’il est vraiment nul en physique quantique. Il ignore même que ça existe.

2) L’incompétence consciente : nous avons désormais conscience que nous ne savons pas.

Exemple : je sais très bien que je ne comprends ni le japonais ni le darija.

3) La compétence consciente : nous avons appris une compétence, mais nous devons nous souvenir de notre apprentissage pour pouvoir l’utiliser.

Exemple : quelqu’un qui vient d’avoir le permis sait se déplacer, mais doit se souvenir de tout ce qu’il a vu pendant ses heures de conduite pour éviter de tuer quelqu’un.

4) La compétence inconsciente : nous y voilà, nous sommes tellement calés et experts que nous agissons de manière automatique.

Exemple : parler (notre langue natale) est une compétence inconsciente.

Cas concret du modèle d’apprentissage adulte pour écrire rapidement

Une plume qui écrit sur une feuille de papier

J’ai déjà écrit des centaines de milliers de mots. Rien que mon premier livre en fait 70 000. Je tape assez vite, mais pas assez à mon goût, clairement, je perds beaucoup de temps. J’exprime dans ma tête entre 250 et 300 mots par minute, et en échange, j’en écris 30, à peine. Et c’est déjà pas mal. Je suis capable d’écrire 1 500 mots par heure. Pour écrire un livre de 70 000 mots, il me faut 40 heures. C’est en réalité beaucoup plus puisqu’on se trompe, recommence, revient sur des passages, etc., mais c’est pour avoir un ordre d’idée et se concentrer sur le fait de taper le texte uniquement.

Pour progresser dans ce domaine (et pour m’aider dans mon défi d’écrire 6 livres en une année), je me suis fixé pour objectif 50 mots par minute pour commencer, puis 90, pour atteindre les 5 000 mots par heure. En gros de quoi être capable d’écrire la base de deux articles en une matinée, ou celle d’un livre en deux semaines. Eh bien en ce moment même, je m’énerve sur mon petit doigt de la main droite pour taper le m et le p et j’esquive une phrase s’il y a un « ù » (si vous découvrez un ou plutôt qu’un sur le blog, vous saurez pourquoi…).

J’ai envie de jeter mon ordinateur par terre. C’est insupportable. J’écris 15 à 20 mots par minute, je mets une plombe à écrire un chapitre en plus d’augmenter mon risque de faire de l’hypertension.

Et pourtant, je sais que d’ici quelques jours, j’écrirai beaucoup plus vite, et que d’ici quelques semaines, je serai carrément une machine et j’aurai atteint mon objectif.

Si on applique ça au modèle d’apprentissage adulte, me servir de mon petit doigt était une incompétence inconsciente avant que je commence ce défi : je ne savais pas qu’on devait l’utiliser et, surtout, je pensais que j’écrivais déjà super vite ! Aujourd’hui, c’est une incompétence consciente, puisque je galère et que je suis bien conscient que je suis nul. D’ici quelques chapitres, ce sera une compétence consciente, je devrais me concentrer pour taper comme une machine. Et d’ici la fin du livre que je suis en train d’écrire, ou la fin du prochain, ce sera une compétence inconsciente et j’écrirai ce qui me passe par la tête aussi rapidement que Google en mode recherche vocale.

L’inconfort d’aujourd’hui pour le confort de demain

Un panneau jaune avec écrit no pain no gain

Malgré que ce soit très inconfortable aujourd’hui et que j’ai l’impression de perdre beaucoup de temps, je n’abandonnerai pas, je préfère laisser de côté un confort éphémère et nocif à long terme pour un inconfort ponctuel et très bénéfique à long terme.

Pourquoi ? Parce que j’ai conscience du modèle d’apprentissage adulte. Il n’a rien de mystique et il est accessible à tous et pour n’importe quoi.

L’inconfort d’aujourd’hui pour le confort de demain revient au même principe que dépenser du temps pour progresser pour gagner du temps plus tard, en devenant plus rapide. C’est ce dont je parle dans l’article Comment être zen et productif au quotidien.

Savoir que nous pouvons tout faire nous rend surpuissant

Un superman dans l'ombre d'un homme

J’en ai eu le parfait exemple pour mon premier blog Récupérer ses finances !

J’ai repoussé ce projet pendant des années alors que j’ai toujours rêvé de tenir un blog. Je l’ai repoussé parce que je suis nul en informatique ! Que je pars de vraiment trop loin et que ça me prendrait trop de temps ! J’étais incompétent très très conscient.

Puis, après avoir compris le modèle d’apprentissage adulte et l’avoir vu à l’œuvre dans plusieurs de mes projets, notamment dans l’investissement locatif et mon premier livre, je savais que, si je voulais, je pouvais tout faire, qu’il me suffisait de passer par les étapes du modèle.

J’en étais à la première pour le blogging, ce qui est l’étape la plus difficile, parce qu’une fois que vous en êtes là, c’est à vous de décider si vous voulez progresser dans ce domaine, avant, non, puisque vous ne le connaissiez même pas.

C’est pour cela qu’il est intéressant de toujours vouloir apprendre, sous peine de passer sa vie à rester inconscient sur plein de choses.

Rempli de confiance, de certitude que je saurai bientôt faire ce que je ne sais pas du tout faire aujourd’hui, je me suis lancé en suivant la formation d’Olivier Roland (si vous ne le connaissez pas, il est l’auteur du blog Habitude Zen, Blogueur pro et Des livres pour changer de vie, rien que ça…

J’ai découvert qu’il y avait tout un tas de plug-ins et d’outils gratuits ou payants mis à notre disposition pour nous faciliter la vie. En fait, si vous savez installer une application sur votre smartphone, ou un logiciel sur votre ordinateur, alors vous savez créer un blog. Et ça, je ne le savais pas. Je suis toujours à l’étape de l’incompétence consciente, ce qui me permet d’apprendre et de faire ce qu’il y a à faire. Aujourd’hui, je possède un blog plutôt mignon, que j’aliment régulièrement sans perdre trop de temps et j’ai pu créer celui-ci en quelques heures. Je ne pense même plus au fait que ça fait des années que j’en voulais un…

L’objectif n’est pas forcément la troisième et quatrième étape

Une cible avec des flèches plantées dedans

Cela dit, vous n’êtes pas obligé d’arriver à la troisième ou quatrième étape pour tout !

Nous sommes d’accord que même si vous voulez créer un blog qui génère beaucoup de trafic, vous ne voulez probablement pas savoir coder aussi facilement que vous faites du vélo ! Surtout que, si vous n’appréciez pas ça plus que ça, vous pouvez déléguer cette tâche.

Pareil pour l’écriture, je ne pense pas qu’écrire un livre en compétence inconsciente soit possible, sauf peut-être pour Stephen King, et encore. Je sais que je resterai toujours dans la compétence consciente, que je devrais choisir mes mots avec soin et décider où mettre une virgule.

Conclusion

Le modèle d’apprentissage nous ouvre les yeux sur ce que nous savons faire, et surtout pas faire, aujourd’hui, et ce que nous serons capables de faire demain. Les étapes ne se passent pas toutes seules par magie, elles se passent par le travail et la répétition, mais la balle est entre nos mains. Partant de ce postulat, qu’est-ce qui est impossible pour nous à présent ?

En tout cas, moi, ça m’a motivé et a confirmé mon ambition de vouloir réaliser mon défi fou de 2021.

J’aimerais beaucoup que vous me racontiez dans les commentaires quelque chose que vous savez faire aujourd’hui et qui vous semblez absolument impossible avant de démarrer le processus  :).

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